lundi 27 juillet 2015

Europe2023




"Europe 2023".


Europe 2023. Les négociations sur le plan de sauvetage numéro 23 de la Grèce ont abouti au terme d’une séance de trois heures et ce dans un contexte particulièrement difficile. Rappelons que la dette grecque se monte aujourd’hui à 2000 milliards d’euros, et que le PIB a chuté de 80% depuis huit ans. Le plan piloté par Christine Lagarde, présidente de la Commission, prévoit une hausse du taux de TVA à 49,9% et impose dorénavant l’ouverture nocturne des commerces. Les retraités devront par ailleurs devenir une « force enfin utile » à leur pays. 

La présidente a également exigé une croissance significative des exportations d’olives selon une nouvelle planification qui sera décidée par l'Eurogroupe. En réponse aux plaintes de la population, elle a évoqué la possibilité d’un grand plan de soutien européen à l’acquisition de VTT pour pallier la détérioration des infrastructures de transport. Les pays du nord ont massivement critiqué cette dernière initiative populiste de la Présidente et ont appelé la Commission à plus de rigueur. Christine Lagarde a clos son intervention en précisant qu’il était temps pour les Grecs de faire des efforts, qu’ils ne pourront pas toujours compter sur la solidarité et la bienveillance européenne. 

D’autres pays non européens ont toutefois émis des doutes sur la viabilité de ce nouveau programme dont les lois de transposition en droit Grec seront votées directement par l’Eurogroupe en conséquence du plan européen « pragmatisme et prospérité» décidé il y a cinq ans après le naufrage des négociations espagnoles. En France des éléments dissidents de la gauche ont également pointé les incertitudes que portent le nouveau plan de sauvetage grec dans un pays qui s’est considérablement vidé de sa population et aux infrastructures essentielles défaillantes après douze ans d’austérité. 

Le Vice-Chancelier Shauble, 102 ans, leur a répondu en début d’après-midi que ce n’est pas avec ce type d’idéologie que la France obtiendra les 15% de croissance nécessaire au remboursement de sa dette. Il a également rappelé au gouvernement français son engagement à lutter contre cette nouvelle forme de terrorisme qui consiste à entretenir l’illusion d’une autre politique économique. « L’Europe mène la seule politique possible » a-t-il asséné. Le Président Français, Xavier Bertrand, a de son côté déclaré en marge d’un déplacement officiel au chevet d’un ouvrier agricole, qu’il fallait voir l’avenir avec audace et optimisme avant de s’envoler pour Bruxelles où il devrait prédire une prochaine baisse du taux de disponibilité (anciennement taux de chômage). 

Malgré les mauvais chiffres encore attendus pour ce 143éme mois consécutif, il conserve le soutien du ministre européen des finances délégué à la France, Michel Sapin, qui a d’ores et déjà tenu à souligner le ralentissement de 4 % de la hausse de la courbe du chômage des plus de 75 ans après la canicule de l’été, y voyant une nouvelle preuve que la politique économique de la France marque des points dans la compétition internationale et dans le redressement de son économie. 

En fin de journée, le 1er ministre M. Valls à l’issue d’un plaidoyer de trois heures selon lequel la politique de la France ne saurait être dictée ni par l'Europe ni par l'Allemagne, a toutefois annoncé une extension de l’arsenal législatif et judiciaire des lois anti-terroristes de 2015 qui seront dorénavant applicables aux contestations à caractère économique. Cette décision intervient tout juste 4 ans après un premier élargissement aux contestations environnementalistes voté dans la foulée des graves incidents de Bure et du Center Parc de Roybon. « La France n’a plus de temps à perdre dans de faux débats » a t-il conclu. 

Lors de son allocution, il a également annoncé un prochain grand débat populaire sur l’ouverture nocturne des commerces qui devrait contribuer significativement à la relance de la croissance et de l’emploi selon les prévisions du gouvernement. Il a enfin confirmé la baisse du taux du livret A à 0.01% au motif de son engagement inébranlable pour davantage de justice sociale. Il sera l’invité d’honneur de Michel Drucker ce dimanche sur France 2.

3 commentaires:

  1. NDLR : Ces bonnes nouvelles pourraient être toutefois considérablement obscurcies par la demande du groupe Futurs® (anc. EDF) d’une indemnisation de 500 milliards d’euros suite à la décision de l’Etat de réduire le parc nucléaire français. Rappelons que cette décision a fait suite aux deux accidents majeurs de 2017 et 2020. Les origines techniques de ces accidents nucléaires étant antérieures à la privatisation du groupe, la responsabilité de ce dernier n’a pas été retenue lui ouvrant ainsi la voie à une indemnisation dont le montant sera fixé prochainement par le tribunal européen d’arbitrage public (TEAP®).

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  2. Je ne pensais pas avoir raison si vite.... Le gouvernement Allemand est attaqué par 4 compagnies d'énergie afin d'être indemnisées de sa décision de sortir du nucléaire. Affaires en cours....

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    1. le verdict est tombé en Allemagne : les compagnies d'énergie seront indemnisées.....

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